Dangers Radioactifs d’installations des Télécoms

SDN-TREGOR vient d’être interpellé sur les risques potentiels d’installations de France Télécom qui contiennent des éléments radioactifs. Nous avons notamment eu contact avec Yves COLOMBAT qui a particulièrement travaillé sur ce dossier en Auvergne. Alors, qu’en est-il réellement dans le Trégor ? Nous tentons d’en savoir un peu plus…

Ci-dessous un article paru dans le Nouvel Observateur en 2013 :

 Contamination radioactive : Des agents de France Télécom exposés à un risque radioactif  – Publié le : 4 Janvier 2013 par Bruno Martrette
En manipulant des appareils, des lignards de France Telecom ont pu recevoir des doses de radioactivité mettant leur santé en danger. Certains ont développé des cancers. 

Photo Nouvel Observateur

Photo Nouvel Observateur

Saint-Nazaire, Lyon, Béziers… La liste est longue et pourrait encore s’allonger. Dans toutes ces villes, des lignards ou des agents de centres téléphoniques de France Télécom sont atteints de cancers. L’origine de cette contamination, probablement la manipulation de parasurtenseurs contenant des élements radioactifs. Malgré des enquêtes qui ont donné des résultats contradictoires, le doute persiste. D’ailleurs, France Télécom ne semble jamais avoir vraiment pris la mesure du risque que pouvaient présenter ces petits appareils, destinés à éviter des surtensions sur les lignes. Retour sur une enquête inédite dévoilée par le magazine Santé et travail.
L’affaire remonte à la période 1989-1995. Sur le centre de construction des lignes de Saint-Nazaire, quatre agents décèdent d’un cancer. Deux autres sont également atteints. A l’époque, la CFDT PTT de Loire-Atlantique dépose une plainte contre X pour empoisonnement. Elle relève également des défaillances dans la politique de sécurité de l’entreprise concernant la gestion des parasurtenseurs radioactifs. A la suite de cette plainte, le groupe France Télécom commandera en 1995 une étude épidémiologique à l’Institut national de Santé et de la recherche médicale (Inserm) portant sur plus de 100 000 hommes ayant travaillé entre 1978 et 1994. Sortie en 2003, elle ne retiendra pas l’hypothèse d’une origine professionnelle des cancers. Elle précise toutefois qu’il existe un risque élevé de décès chez des agents de lignes pour les cancers de l’os et des cartilages…

Alors, en quoi ces appareils sont-il radioactifs? Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire, responsable de la Commission de recherche et de l’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) a mené avec son équipe une expertise en laboratoire à la demande du syndycat CGT FAPT du Cantal. Ses conclusions, des preuves et des vidéos démontrant la radioactivté de certains parasurtenseurs…

Ecoutez Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire, responsable du laboratoire de la Criirad:  » Les doses reçues par les salariés de France Télécom peuvent très bien avoir dépassé le niveau de risque jugé inacceptable… »

La Criirad  a émis des recommandations pour qu’une information complète soit donnée aux agents sur l’identification des différents modèles et les précautions à prendre pour déposer les modèles radioactifs et les entreposer. Mais France Télécom semble pourtant peu réactif à ces demandes.

Ecoutez Bruno Chareyron: « Il faut que France Télécom intensifie sa campagne de reprise de tous ces appareils radioactifs sur l’ensemble du territoire… »
En 2012, l’Inspection du travail de Haute-Loire a ordonné à une unité d’intervention d’Auvergne de passer au crible les centraux et le réseau, au total 1600 boîtes et 32000 parasurtenseurs devaient être récupérés  « soit environ 250000 pour la seule région Auvergne ».
Il y aurait donc beaucoup plus de parasurtenseurs radioactifs en France que le petit million, chiffre avancé par le groupe. Un accord entre l’Institut de Recherche et de sûreté nucléaire (Irsn) et France Télécom vise à éliminer ces appareils. Ainsi, il y a eu des débuts de collecte, de stockage mais sans vraie maîtrise et inégalement appliqués selon les territoires. Beaucoup de témoignages font craindre que nombre de ces appareils ne soient partis à la poubelle. Si c’est le cas, plusieurs millions de ces objets radioactifs auraient été dispersés dans la nature…

 

 

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