600 000 pastilles d’iode, le retour….

En ce début d’année 2016, du fait de la menace terroriste, les établissements scolaires de France sont invités à mettre en œuvre des exercices très peu pratiqués jusqu’à présent, à savoir, des exercices de confinement. Le confinement étant sensé protéger élèves et personnels en cas de forte pollution de l’air. On évoque en général une pollution chimique accidentelle ou liée à un attentat terroriste, et on se garde en général de rappeler qu’il peut aussi s’agir d’une pollution radioactive. Car évoquer le risque de pollution radioactive équivaut à reconnaître que le nucléaire constitue une véritable menace pour les populations.

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C’est pourquoi Laurent a tenu à intervenir à ce sujet dans son lycée lors de la présentation officielle du dispositif de confinement prévu dans son établissement. Il en a profité pour informer ses collègues de l’existence de l’étonnant dispositif de distribution de pastilles d’iode pour lequel SDN-TREGOR attend toujours une réponse du Préfet des Côtes d’Armor…

« Le confinement a pour but de protéger les populations en cas de menaces chimiques mais aussi en cas de menaces radioactives.

Une circulaire interministérielle définit d’ailleurs les modalités de mise à disposition de pastilles d’iode à la population afin de tenter de limiter partiellement les risques liés aux contaminations radioactives.

C’est pour cette raison que le département des Côtes d’Armor dispose en permanence d’un stock de 600 000 pastilles d’iode.

En Ille & Vilaine, à chaque rentrée scolaire, le Préfet demande aux Principaux de Collèges et aux Proviseurs de Lycées de faire en sorte que chaque parent d’élèves autorise par écrit l’Établissement scolaire à administrer des pastilles d’iode à ses enfants en cas d’alerte de contamination radioactive.

Dans les Côtes d’Armor, Le Préfet refuse de s’exprimer sur cette question.

De ce fait, à ma connaissance, dans les Côtes d’Armor,

– on ne sait donc toujours pas où se trouvent ces fameuses 600 000 pastilles d’iode

– on ne sait toujours pas comment il faudrait s’organiser pour faire en sorte que, le plus rapidement possible, élèves et personnels puissent ingérer ces pastilles d’iode sensées saturer nos thyroïdes en cas d’accident ou d’attentat terroriste sur un site nucléaire.

J’aimerais donc savoir si le dispositif de confinement qui nous est présenté apporte une réponse à ces deux questions.

Et si ce n’est pas le cas, ce que je crains, je me permets de demander à notre équipe de Direction, de poser ces deux questions aux autorités préfectorales. »

La Direction du lycée a reconnu ne pas avoir la réponse à ces questions…

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