SDN-MORLAIX… le retour !…

Un article du Télégramme nous apprend que SDN-MORLAIX se relance en prenant part activement à la préparation du rassemblement de BRENNILIS qui a lieu samedi prochain, le 23 Avril. Et dans cette équipe, on retrouve bien entendu notre ami Jean-Jacques LOHEAC et l’incontournable militant antinucléaire morlaisien, Michel MARZIN…

Jean-Jacques LOHEAC & Michel MARZIN présentent l'affiche de BRENNILIS

Jean-Jacques LOHEAC & Michel MARZIN présentent l’affiche de BRENNILIS

Le groupe « Sortir du nucléaire » du pays de Morlaix s’associe à l’organisation d’un week-end militant. 30 ans après la catastrophe de Tchernobyl, marche et conférence auront symboliquement lieu à Brennilis, samedi.

C’est la première fois que la journée annuelle de la Fédération antinucléaire de Bretagne investit le site de l’ancienne centrale nucléaire de Brennilis. Pourquoi ?
Michel Marzin et Jean-Jacques Lohéac : « La catastrophe de Tchernobyl a eu lieu il y a trente ans, le 26 avril 1986. Il s’agissait de marquer le coup, et pour la première fois, les militants antinucléaires, côté militaire comme côté civil, ont réussi à s’organiser ensemble. D’où l’idée de combiner l’événementiel de Crozon et de l’Ile Longue (dimanche) à un autre rendez-vous, du côté de Brennilis. D’autant que  » notre  » ancienne centrale a aussi son actualité, avec la fin de la deuxième tranche de démantèlement ». 

Vous continuez justement à pointer du doigt les conditions de ce démantèlement. Pourquoi ? « Il s’agit du premier démantèlement entrepris en France (commencé en 1985) et il a, à ce titre, été présenté comme une vitrine du nucléaire par l’État et ErDF. Sauf que c’est un échec. Le bloc réacteur est toujours là. Le démantèlement de la station de traitement des effluents aurait dû être terminé fin 1996. Il se poursuit encore aujourd’hui. On voit des bâtiments pousser autour, sans que l’on sache exactement ce qui s’y passe. Surtout, le coût du démantèlement a déjà été multiplié par quatre, et plus aucune information ne circule, à ce sujet, depuis la dernière estimation, de 500 M€, en 2007. Si on ne maîtrise déjà pas les coûts pour une aussi petite centrale, cela nous laisse imaginer ce qu’il va falloir dépenser pour de grosses installations comme Fessenheim. On peut supposer qu’à ce tarif, ErDF est clairement en danger ».

Votre principal message reste l’arrêt pur et simple de l’énergie nucléaire ?
Tout à fait. La catastrophe de Fukushima, il y a cinq ans, prouve qu’un accident est toujours possible. La France est le deuxième pays à avoir la plus forte densité de centrales nucléaires, après le Japon (54 centrales chez nous, 58 là-bas). Le danger existe, chez nous aussi. On pense qu’il faut arrêter le plus vite possible le nucléaire. Comme l’a fait l’Allemagne. Et surtout pas en projetant la construction de deux réacteurs EPR en Angleterre…

Le collectif du pays de Morlaix cherche, dites-vous, à rebondir. Pourquoi ?
Michel Marzin (technicien chargé du chargement et du déchargement de l’uranium à Brennilis, de 1966 à 1992) : J’ai 78 ans et près de vingt ans d’activité militante. J’ai vu et je vois pas mal d’anciens collègues mourir de cancers du poumon. Nous ne sommes plus tellement d’anciens à avoir la liberté de parole. Le nucléaire, c’est aussi, pour ceux qui y travaillent, une bombe à retardement. Il nous faut de la relève, pour réclamer plus de transparence, que ça soit au niveau sanitaire ou environnemental. Alors oui, les jeunes sont les bienvenus !

Rassemblement samedi, à la salle polyvalente de Brennilis. De 10 h à 16 h : films, débats, stands d’associations. À 16 h, marche vers Brennilis. Conférence de 17 h à 19 h. Fest-noz à 20 h 30. Entrée libre.
© Le Télégramme

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