Mobilisation. Un jeûne contre le nucléaire © Le Télégramme

Les membres du collectif Le jeûne de l’Île-Longue se sont retrouvés, hier, à Notre-Dame du Ménez-Hom, pour le début de quatre jours de mobilisation et de jeûne pour l’abolition des armes atomiques.
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Le 6 août 1945, à 8 h 15 du matin, le bombardier américain « Enola Gay » larguait sur la ville d’Hiroshima, au Japon, la première bombe atomique de l’histoire. Trois jours plus tard, c’était au tour de Nagasaki de subir le même sort. Plus de 100.000 personnes périrent dans ces deux explosions et des dizaines de milliers d’autres dans les semaines qui suivirent. Depuis, ces deux dates sont devenues symboliques pour les partisans de la paix et les opposants au nucléaire. C’est la période qu’a donc choisie le collectif Le jeûne de l’Île-Longue pour organiser quatre jours de mobilisation pour l’abolition des armes atomiques.

 

Jeûner pour protester

Ce groupe, composé de personnes venues de tout le Finistère, s’est retrouvé, hier, à Notre-Dame du Ménez-Hom, à Plomodiern, pour une marche pour la paix, suivie d’une lecture, par le comédien Joël Cudennec, de passages de son spectacle, « L’expérience », tiré du roman éponyme de Christophe Bataille sur les expériences atomiques menées dans le Sahara algérien. C’est la deuxième édition pour ce collectif breton de ce jeûne, organisé au niveau national et international depuis plus de trente ans, et qui n’a rien de religieux. « Il peut y avoir plein de manières de manifester contre le nucléaire, confirme Jean-Jacques Lohéac, un des membres du collectif. Le jeûne en est une ».

 

Interdiction des armes nucléaires

Cette mobilisation est d’autant plus importante pour le collectif qu’elle fait suite à l’adoption, le 7 juillet dernier, à l’ONU, par 122 pays sur 192, d’un premier projet de traité sur l’interdiction des armes nucléaires. Un texte que la France a refusé de signer. Pendant ces quatre jours, les jeûneurs se retrouveront au magasin Biopresqu’Île, au centre de Crozon, pour décider des actions de la journée. L’action se terminera mercredi par la rupture du jeûne et le partage de la soupe commune.
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