Nucléaire. SDN-Trégor sollicite le député – Le Télégramme

L’association Sortir du nucléaire (SDN)-Trégor a entrepris de rencontrer les parlementaires des territoires de Lannion, Guingamp et Morlaix pour connaître leur position sur plusieurs dossiers. Premier à se prêter à l’exercice, Éric Bothorel, le député La République en marche de la circonscription de Lannion-Paimpol.

A noter : Mardi 12 Décembre Conférence « Armes Nucléaires – Armes interdites ! » 20H30 Espace Ste-Anne à Lannion


Dépollution des anciennes mines d’uranium
Laurent Lintanf et Patrice Desclaud lui ont demandé « d’intervenir pour que le gouvernement définisse enfin un plan d’action vraiment volontariste pour la dépollution de toutes les anciennes mines d’uranium ». Dans le secteur, les communes de Lannion (à Buhulien), Vieux-Marché, Pluzunet, Bégard et Belle-Isle-en-Terre sont concernées. « On se renvoie la balle entre les autorités d’État, les autorités locales et les partenaires comme Areva. Notre crainte, c’est qu’on laisse pourrir la situation ». SDN-Trégor exige un véritable « plan d’action adossé à un calendrier ». Une demande à laquelle a souscrit Éric Bothorel, qui prévoit de se rapprocher de ses collègues parlementaires bretons et de rédiger une question écrite au gouvernement sur ce sujet.

EPR de Flamanville                                                                                                              EDF a demandé au gouvernement, d’accorder une dérogation pour la mise en service de la cuve de l’EPR, alors que cette « pièce maîtresse » du réacteur ne respecterait pas les normes de sécurité. « Si cette demande de dérogation devait passer devant la Chambre des députés, je voterai clairement contre ! », a assuré le député aux militants de SDN.

Traité pour l’interdiction des armes nucléaires
Ce traité a été voté à l’ONU par 122 pays sur 192. Mais pas par la France, à la grande déception de SDN. Sur cette question, le député de Lannion a précisé « qu’à ce jour il n’avait pas de position arrêtée », tout en se disant « prêt à en débattre ouvertement ».

Réduction de la part du nucléaire
Interrogé enfin sur la diminution de 75 % à 50 % de la part de l’électricité d’origine nucléaire et sur la récente déclaration du ministre Nicolas Hulot repoussant l’objectif au-delà de 2025, Éric Bothorel a insisté « sur le fait qu’il ne s’agirait que d’un report et non d’une annulation ». « Il y a urgence à mener les deux combats de front : sortie du nucléaire + lutte contre le dérèglement climatique », ont rappelé Laurent Lintanf et Patrice Desclaud. « Ce d’autant plus qu’un prolongement de nos vieilles centrales nucléaires impliquera des travaux de sécurisation de l’ordre de 100 milliards d’euros : autant d’argent qui n’ira pas dans les énergies renouvelables ! »

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