Le Télégramme MORLAIX du 28/12/17

Sortir du Nucléaire Trégor a récemment rencontré la députée Sandrine Le Feur et le sénateur Jean-Luc Fichet, pour les entretenir de trois sujets : la cuve défectueuse de l’EPR de Flamanville, le traité d’interdiction des armes nucléaires et la décontamination des anciennes mines d’uranium de Bretagne.

Sur ce dernier point, l’association a rappelé aux parlementaires que, « depuis les années 50, dans certaines communes du Trégor, des anciennes mines d’uranium polluent l’eau et le sol par leur radioactivité », et qu’elle se bat pour leur décontamination. « Les travaux de prospection ont eu pour effet de modifier la structure des roches et de libérer l’uranium qu’elles contenaient dans l’environnement », écrit-elle. Avant de souligner qu’elle a mesuré des taux de radioactivité anormalement élevés sur certains sites régulièrement fréquentés par des randonneurs. Selon SDN-Trégor, les travaux de sécurisation et de décontamination de ces anciennes mines traînent en longueur. D’où cette rencontre avec la députée et le sénateur, qui « ont été clairs dans leur soutien à la demande de Sortir du Nucléaire Trégor » : un plan d’action volontariste visant à la dépollution, adossé à un calendrier afin de s’assurer de l’évolution effective des travaux de décontamination. Sandrine Le Feur a précisé qu’elle travaillerait sur le sujet avec ses collègues députés de Lannion et Guingamp. Quant à Jean-Luc Fichet, il a considéré que, s’agissant d’une question de santé publique, il fallait « procéder à une véritable étude épidémiologique des sites concernés ».

Les anciennes mines d’uranium du Trégor n’ayant peut-être pas toutes été inventoriées, l’association invite les particuliers ayant des informations à la contacter au 06.86.22.58.88 ou par courriel, sdn-tregor@laposte.net

© Le Télégramme

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