Veille radioactive

SDN-TREGOR s’est doté d’un compteur de type DG5 afin d’assurer une « veille radioactive » locale. Un groupe de travail suit particulièrement ce dossier et travaille notamment sur les anciens sites uranifères du Trégor.

MISE EN GARDE :

Les anciennes mines d’uranium présentent toujours des risques pour la santé. C’est pourquoi, ne doivent se rendre sur ces sites de manière consciente, que les personnes qui en ont vraiment la nécessité.

Nous conseillons alors à ces personnes de prendre des précautions pour éviter d’être elles-mêmes exposées à la radioactivité, voire de propager cette radioactivité chez elles par le biais de boues, poussières, etc…

Bien entendu, pour « ces sorties d’étude du terrain », nous déconseillons fortement la participation de femmes enceintes, d’enfants (fragilité des plus jeunes), et d’animaux de compagnie (contacts au sol).

• Risques de surexposition radiologique : si lors des expériences associatives en milieu minier uranifère les valeurs rencontrées ont jusqu’alors rarement dépassé 10 fois le bruit de fond (valeurs en massif granitique nu du littoral), pour plusieurs dizaines de fois (approche de l’entrée des galeries minières, eaux d’exhaure), une exposition de courte durée peut particulièrement poser problème en cas de proximité d’un morceau de minerai concentré (100, 200 fois le BF). Seul un appareil adéquate comme notre DG5 peut prévenir de ce danger (réaction rapide et saturation).

• Risques de contamination radiologique : poussières ingérées, dans les yeux ou blessures, radon inhalé, transport de radio-éléments (peau, vêtements). Veiller à ne pas soulever les poussières… Alimentation sur place déconseillée naturellement. Nous conseillons fortement le port de gants, de bottes que l’on rince après exposition sur le site et avant de remonter dans son véhicule, etc…

Eviter également de rapporter chez soi des matériaux contaminés (cailloux, terres, feuilles…) à des fins de collection ou exposition sans en connaître la teneur en radioactivité. Cette dernière ne se voit pas, ne se sent pas, ne s’entend pas… Seul un appareil de mesure dédié permet de la mesurer.

• Risques physiques : prendre en compte le fait que les sites miniers sont souvent situés dans des lieux présentant de dangers de chutes ou autres accidents : coteaux escarpés, milieux humides ou rocheux, végétation envahissante, fréquentes difficultés de liaisons par téléphone mobile. En excursion il faut donc être solidaire et prévenant, la moindre situation banale (monter un coteau par exemple) peut être particulièrement insécurisante. Ces dangers sont accrus si ces sites ne sont pas remis en état et restent abandonnés : effondrements, éboulements, affaissements, tranchées, sols irréguliers.